Tout savoir sur les flexi-jobs en 2026
Votre entreprise a-t-elle le droit d'y recourir ?
Même si le principe de base s'est généralisé, plusieurs secteurs ont activé leur droit de retrait (opt-out). Vous ne pouvez pas engager en flexi-job si vous relevez de ces activités :
Le nettoyage : Suite à un accord entre syndicats et employeurs validé par le Conseil des ministres, les flexi-jobs y sont désormais interdis (sauf pour les travailleurs déjà pensionnés). Le nettoyage via titres-services reste quant à lui hors de cette mesure.
Les activités domestiques (CP 323, catégorie 037).
Les entreprises de pompes funèbres (CP 320, hors ouvriers occasionnels).
L'agriculture et l'horticulture (CP 144 et CP 145), à l'exception notable de l'aménagement et de l'entretien de parcs et jardins.
L'accueil d'enfants (CP 331) : C'est autorisé, mais sous un plafond strict : les flexi-jobs ne peuvent pas dépasser 20 % du volume horaire total de votre entreprise.
Le conseil du cabinet : Ne vérifiez pas seulement votre commission paritaire. C'est votre catégorie d'employeur exacte à l'ONSS qui fait foi. Certains secteurs autorisent les flexi-jobs pour une sous-catégorie et les interdisent pour une autre.
Qui pouvez-vous engager ?
Pour qu'un candidat puisse signer un flexi-job chez vous, deux règles majeures s'appliquent :
La règle des 4/5ème : Le travailleur doit avoir été occupé au moins à 4/5ème chez un autre employeur au 3ᵉ trimestre qui précède la mission (trimestre T-3).
Le cas des pensionnés : Ils échappent à cette règle des 4/5ème et peuvent démarrer un flexi-job dès le premier jour de leur retraite.
Attention : vous ne pouvez jamais engager en flexi-job quelqu'un qui travaille déjà pour vous sous un contrat ordinaire au cours du même trimestre.
Combien ça coûte vraiment à l'entreprise ?
C'est là que le flexi-job reste très intéressant financièrement :
Le salaire : Il doit respecter le barème minimum de votre secteur pour la fonction occupée. Le salaire de base ne peut pas dépasser 150 % de ce barème minimum.
Les charges : Pas de cotisations ONSS classiques, mais une cotisation patronale spéciale de 28 % (auxquelles s'ajoutent 7,67 % de flexi-pécule de vacances, payé directement avec le salaire). Ces charges sont 100 % déductibles comme frais professionnels. Selon votre secteur, une petite cotisation au Fonds de Sécurité d'Existence peut parfois s'ajouter.
Pour le travailleur : Le salaire est exonéré d'impôt jusqu'à 18 440 € par an (montant indexé chaque année).
Attention si c'est votre tout premier salarié !
C'est une erreur classique que nous voyons souvent chez les indépendants qui se développent : prendre un flexi-job comme premier employé.
Si vous n'avez encore aucun salarié, engager un premier travailleur sous un contrat classique vous donne droit à la réduction "Premier engagement" (qui vous exonère quasi totalement et à vie des cotisations patronales de base). Le statut flexi-job ne donne pas accès à ce cadeau fiscal. Dans ce cas précis, le contrat ordinaire est souvent plus avantageux pour votre trésorerie.
Les formalités administratives indispensables
Même s'il s'agit d'un contrat souple, il y a des règles à respecter impérativement :
La convention-cadre : Document écrit à signer avant la toute première prestation. Elle fixe le cadre de la collaboration, les fonctions et le taux horaire convenu.
Le contrat de travail flexi-job : Il est conclu pour chaque période d'occupation (à durée déterminée ou pour un travail nettement défini).
La déclaration Dimona : À effectuer impérativement avant le début du travail.
L'enregistrement quotidien des présences : Vous devez obligatoirement enregistrer l'heure exacte d'arrivée et de départ du travailleur (via une pointeuse, un système alternatif agréé ou le système de votre secrétariat social).
Assurance accidents du travail
C'est un piège dans lequel tombent beaucoup de dirigeants qui engagent leur tout premier flexi-job : un flexi-travailleur est un salarié à part entière.
Vous devez obligatoirement souscrire une assurance contre les accidents du travail auprès d’une compagnie privée avant le premier jour de prestation.
Si vous omettez cette démarche :
Vous serez automatiquement affilié d'office auprès de Fedris (l'Agence fédérale des risques professionnels).
Fedris vous réclamera une cotisation d'office extrêmement élevée (qui fait office de sanction financière/surtaxe très lourde pour non-assurance).
En cas d'accident sur le trajet ou durant la mission, vous devrez rembourser personnellement l'intégralité des déboursements médicaux et indemnités.



